Dimanche 18 mai 2008
 



 C'est dimanche...


Je reçois, aujourd'hui. Rien que du beau monde.
Des invitées douées de plume (en fait, je les soupçonne même d'avoir de petites ailes...)
Elles ont rendu hommage à deux autres invités que j'avais accueillis,
il y a quelque temps, dans mon jardin.
Aujourd'hui, je leur rends zhommage à mon tour.

Je sais, d'ordinaire, on ne rend hommage qu'à des êtres célèbres...
Et morts.

Mais j'ai la chance que ces deux-là  exercent humblement leur talent loin des feux de la rampe.
Que nous nous soyons trouvées dans les méandres de la tortueuse et incommensurable blogosphère.
Qu'elles soient vivantes.
Et, cerise sur le gâteau, qu'elles soient devenues mes amies...
Alors...
Il me semble bien normal de vous inviter autour du gâteau de l'amitié.
                                                                         
                                                                




       Que vous dit-elle ? (par QUICHOTTINE)


  Copyright : Yves LEPAPE
 Dans le jardin d'Espérance
 Vit une belle demoiselle
 Au teint de rose et cheveux clairs
 Elle oublie très souvent
 De tresser ses longs cheveux
 Les laissant libres dans le vent

 Lui, le vent, il la ménage
 Elle est fragile et il le sait...

 Alors, quand il vient au jardin
 Chaque jour que Dieu fait
 Il apporte un cadeau

Un air de romance à peine murmurée
Un parfum subtil de rose ou de muguet
Il la frôle doucement pour ne rien abîmer

Aujourd'hui
Il avait déposé
Sur la branche d'un cerisier
En fleur
Un tout petit oiseau
Tout bleu
Bleu comme la robe de la demoiselle
Bleu comme le ciel du printemps
Un petit colibri

Mais oui !
Un colibri assorti à sa robe
Pourquoi pas ?
Tout est possible quand on aime...






                                  Que vous dit-il ? (par MAHINA)                 Copyright : Yves LEPAPE

Il me parle d'espérance, une petite voix qui chante à mes oreilles,
un murmure, un instant de bonheur.
Il me raconte ces endroits que j'aime
Il me parle de mes amours
Il me parle de l'amour de la nature pour nous
Il me dit que l'on n'est pas seul, qu'il y a une espérance,
Qu'importe les différents noms qu'on lui donne,
Et moi...pendant que je l'écoute, pendant que mon cœur est ouvert à ses paroles,
Je ferme les yeux et mon cœur est tout chaud,
un sourire se dessine sur mes lèvres,  
                                                            un sourire à partager...




 Merci à toutes les deux...


 

 

par Ptitsa publié dans : Graines entrelacées (pour "Passeurs d'espoirs") communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 7 mai 2008
 



Pour le 1er mai, plutôt que du muguet, j'avais déposé au jardin cette photo
 d'une oeuvre d'un sculpteur qui me touche beaucoup: Yves Lepape.
Je vous proposais de laisser en commentaire les mots qu'elle vous inspirait.

La réponse de Quichottine était si belle que j'ai eu envie de vous la faire partager...  Vous ne regretterez pas un petit tour dans la bibliothèque de cette conteuse de talent.
Mais chuuuuuuut ! C'est l'heure du conte...



L'enfant et l'oiseau



Petit enfant au cœur blessé, il est allé dans le jardin.

Le soleil se levait à peine, la rosée transformait les toiles d'araignées
en de belles parures qui scintillaient en tremblant dans la brise légère
qui agitait les feuillages.

Les fleurs s'étiraient, chacune essayant d'être la première
à être caressée par le soleil dans la douceur de l'aurore.

L'enfant ne voyait rien, il pensait que plus personne
ne verrait son chagrin.

Et puis, sous un buisson, il a trouvé l'oiseau.

Il avait froid, son cœur était si faible...
Il n'avait plus la force de s'envoler.

L'enfant l'a pris entre ses mains, l'a maintenu le long de son cou,
comme si cette veine qui y battait si fort
pouvait lui apporter la vie qui s'en allait.

Là, l'oiseau a retrouvé la chaleur qui lui manquait.

En remerciement, avant de s'envoler,
il lui a chanté la chanson,
celle qui fait ouvrir les yeux sur les beautés de la vie.



Merci Quichottine !

 

par Ptitsa publié dans : Graines entrelacées (pour "Passeurs d'espoirs") communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 2 mai 2008

 

 

Ce qui me stupéfie,
c'est finalement moins la beauté
sans cesse renouvelée du monde
que le nombre immense de ceux
qui passent à côté d'elle 
sans la voir.


                                                                       (c) Ptitsa

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Lundi 21 avril 2008

 

 
Perdue dans la spirale

Perspective infernale

D’échecs en enfilade

A me rendre malade

Cortège d’amertumes

Bilan couleur bitume

L’horizon est bouché
Mon affligeant passé

Me jette à la figure

Ratages, ratés, ratures...

 

Chaque jour, je me mine

Plus que ne m’achemine

Tache de pousser les murs

En gardant bonne figure

Me force à faire face

Sans faire la grimace

Quand ne suis plus que miettes

Débris de moulinette

 

Dans ce tunnel si sombre

Pavé de mes décombres

Se meurt en moi l’espoir

De m’extirper du noir

J’ai perdu même la hargne

De soulever mes montagnes

Et mon seul équilibre

C’est la chute… libre !

 

J’égrène à l’infini

L’épuisante litanie

D’une histoire qui se tord

Sans résoudre son sort

A quoi bon ressasser

Me plaindre, me dénigrer,

Me poser en victime

A rien non plus ne rime

 

Mais comment font mes pairs

A qui la vie sourit

Jusque dans leurs galères

De la joie, suis-je bannie ?

Qu’ai-je fait de travers

Ou que me manque-t-il

Est-ce un destin pervers

Qui m’accable et me file ?

 

Un pénible héritage

Me prive-t-il des bonheurs

Associés à mon âge

Et plombe-t-il mes heures ?

Et si, comme on le dit,

Là-haut, il y a un Dieu

Qu’ai-je fait contre Lui

Pour qu’Il m’aide si peu ?

 

Perdue dans ta spirale

Perspective étriquée

Tu ne vois ni ne sais

Où te mène le dédale

Tes ruines d’aujourd’hui

Peuvent devenir demain

Les bases fermes et l’appui

Que cherchent encore tes mains

 

La semence qui attend

Son heure, profond sous terre

N’imagine un instant

Rencontrer la lumière

Et même si le silence

Te semble aveugle et sourd

Crois-moi,  son pas de danse

Te guide et t’accompagne… avec amour.

 

par Ptitsa publié dans : Graines entrelacées (pour "Passeurs d'espoirs") communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 31 mars 2008


C’est toujours par le plus petit côté que les grandes choses arrivent.



                                                                                Christian BOBIN


                                         (c) Ptitsa

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Mardi 25 mars 2008


La plus haute forme de l'espérance est le désespoir surmonté.

                     
                             Georges BERNANOS.

 
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Samedi 15 mars 2008


 



If...

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you
But make allowance for their doubting too,



If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise;



If you can dream--and not make dreams your master,
If you can think--and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;



If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools;



If you can make one heap of all your winnings
And risk it all on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breath a word about your loss;



If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!";



If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with kings--nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you;
If all men count with you, but none too much;



If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds' worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And - which is more - you'll be a Man, my son !




Rudyard KIPLING







Si…

Si tu peux rester calme alors que tous tes proches
Semblent perdre la tête et vouloir t'en blâmer,
Si tu peux croire en toi face à tous leurs reproches
Mais comprendre leur doute et toujours les aimer;



Si tu peux espérer sans te lasser d'attendre,
Si tu ne sais mentir à ceux qui t'ont menti,
Si celui qui te hait, tu ne peux le lui rendre,
Mais sans parler en Sage, ou sembler trop gentil;


Si tu rêves - mais sans que ton rêve t'envoûte,
Si tu penses - mais non vers d'abstraites hauteurs,
Et si tu sais passer de Triomphe en Déroute
Sans te laisser berner par ces deux imposteurs;




Si tu peux supporter qu'un vil faquin dévie
Le sens de tes propos pour abuser les sots,
Ou voir briser ton œuvre et, penché sur ta vie,
Avec de vieux outils assembler les morceaux;



Si tu peux risquer tous tes gains à pile ou face,
Simple lot au hasard d'un seul coup suspendu,
Tout perdre, et repartir de tes débuts, sans place
En toi pour un soupir sur ton pari perdu;



Si tu forces ton cœur, tes nerfs, tes tendons, même
Quand las de t'obéir ils s'en sont détournés,
Et si ta Volonté, résistance suprême
À ton vide total, leur dit toujours : « Tenez ! »


Si tu sais rester noble en parlant à la foule,
Si tu sais rester simple en côtoyant les rois,
Si pas plus que l'ami, l'ennemi ne te foule,
Si tout homme t'est cher, mais nul n'a trop de poids;



Et si tu peux remplir la minute exigeante
De secondes valant la course que tu fis,
La Terre t'appartient et - leçon plus grisante :
- Tu seras un Homme, mon fils !




Traduction d'Hervé-Thierry SIRVENT 
(2003)


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C'est un  texte connu, mais que j'ai toujours plaisir à relire...
Un IMMENSE merci à ENK, sans qui j'aurais explosé l'ordinateur avant d'avoir réussi à trouver la bonne traduction et à obtenir la mise en page que je souhaitais... !

Vous pourrez lire d'autres traductions du même texte, toutes aussi talentueuses, en cliquant ici.

par Ptitsa publié dans : Graines entrelacées (pour "Passeurs d'espoirs") communauté : Passeurs d'espoirs
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Samedi 8 mars 2008

 


Le processus de la mutation se met en route dès l’instant où je l’accepte. 


Tout comme le grain de blé qui accepte de quitter son petit bonheur de grenier. Il y est heureux, certes : on est ensemble avec d’autres grains, il fait bon, pas trop froid ni trop chaud, tout est parfait. 
Que voulons-nous de plus que le bonheur de la santé, de la réussite, de l’aisance ? Tout va bien ! Mais ce ne sont que des petits bonheurs quand même et de surcroît, si on en reste là, ils nous font rater la vie, car tel n’est pas son sens… Dieu ne nous a pas du tout créés que pour cela !


Mais voilà donc que le grain de blé est chargé avec un tas d’autres sur une charrette, à la recherche d’autres bonheurs. 
Pour lui tout est nouveau, du jamais vu, sa soif d’inédit est comblée : un soleil resplendissant, le ciel bleu, des arbres avec des oiseaux, des fleurs… A chaque tour de roue il y a du changement, la vie est belle, toute morosité des petits bonheurs a maintenant disparu ! La gratitude l’envahit, Dieu est bon ! 
Mais à quoi bon…puisque ce pour quoi il est créé ne se réalise pas ? Il est toujours grain de blé, il n’a pas été transformé ! Au milieu des bonheurs sa vie n’est qu’un échec !


La charrette arrive enfin sur la terre fraîchement labourée. Le semeur enfonce le grain dans la profondeur du sol. 
C’est l’épreuve inattendue : l’humidité le pénètre jusqu’aux tréfonds, il est transi de froid et tombe dans la ténèbre ; dépression et maladie, rien ne va plus : il se désagrège, se décompose et va mourir… 
Même sa foi merveilleuse en Dieu tombe en poussière, car il dit en lui-même ce qu’il a si souvent entendu dans sa vie : « Si Dieu existait, cela ne m’arriverait pas ! »


Mais l’hiver passe, comme tout hiver, et acceptant finalement de se laisser enfouir par l’épreuve incompréhensible, s’abandonnant totalement à cet humus fertile, il commence à être visité, au sein même de son tombeau, par une poussée étrange. 
La Vie, une Vie tout à fait autre se met à germer au coeur de son consentement. Il sent qu’il va passer sur l’autre rive à mesure qu’il n’offre plus de résistance à ce qui se passe en lui. 
Bien plus : découvrant peu à peu que Quelqu’un était à l’œuvre derrière tout cela, le grain de blé arrive même à dire « Oui » à ce qui lui advient, à devenir un avec la terre et l’épreuve qu’elle lui impose. Il a l’impression d’épouser le vent, en quelque sorte, et d’être accordé à une Volonté supérieure. 
Une sagesse inconnue pénètre alors en lui et il se surprend à chanter, parfois, et de plus en plus souvent il bénit ce qui lui est contraire. Chaque fois qu’il fait cela, il meurt un peu plus à lui-même, à tous ses faux préjugés sur le bonheur, et constate qu’une sorte de plénitude monte en lui. 


Un jour de printemps, alors que tout son être n’est plus que chant et action de grâce au milieu de cette nuit au fond de la terre, son étonnante plénitude fait une percée. Elle monte jusque par-dessus la terre, elle surmonte tous les obstacles et porte au grand espace son fruit : cent pour un ! 


Le grain de blé s’est transformé en épi. Il a compris maintenant pour quoi il existait et où se trouvait cette joie que personne ne pourrait plus lui ravir.



                        Père Alphonse GOETTMANN  

              (homélie sur la parabole biblique du semeur)
  


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Le père Alphonse GOETTMANN et son épouse Rachel ont fondé à Gorze, près de Metz, en Lorraine, le centre Béthanie, ouvert aux croyants de toutes confessions, aux agnostiques, aux athées. Si vous souhaitez en savoir plus sur leurs activités, cliquez sur le nom du centre, vous serez redirigé vers leur site. J'ai eu l'occasion de m'y rendre à plusieurs reprises (pour des séminaires, des chantiers, des conférences, pour assister à la liturgie orthodoxe qu'ils célèbrent ...) . Je peux vous assurer que vous y serez toujours accueilli chaleureusement, même à l'impromptu, et dans une grande ouverture d'esprit, quel que soit votre parcours (le mien est plutôt sinueux et atypique...). 

 

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Mercredi 20 février 2008


 Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur 
 et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.

                        LI-CAM, "L'ombre de l'arbre abattu"
.



undefinedMerci à Mimi qui a déposé cette merveille dans ma boîte aux lettres ce matin.
par Ptitsa publié dans : Graines entrelacées (pour "Passeurs d'espoirs") communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 5 février 2008


Celui qui sait parler avec ses mains,
Ecouter avec ses yeux, 
Entendre avec ses silences,


Celui-là sait guérir
Plus sûrement
Que le docteur ou l'apothicaire.

                       Jacques SALOME

par Ptitsa publié dans : Graines entrelacées (pour "Passeurs d'espoirs") communauté : Passeurs d'espoirs
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Bienvenue au jardin

Ce mois-ci, dans la serre

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