Lundi 28 avril 2008


 
Pour mon amie Nicole... et les autres...




N'ai ni trompeuses moeurs, ni la plume belliqueuse
N'aime tirer sur les coeurs à coups d'humeurs fielleuses
Mais je découvre, hélas, qu'en ce bel Over-Blog
Rôdent à gueule couverte de pernicieux bouledogues

Affichant élégante et suave vitrine
Ils vous attendent, au fond, armés de barres à mines
Et s'ils vous pressent, charmeurs, de bien vouloir entrer
C'est pour mieux vous broyer dans leurs crocs acérés

J'ai lu ici et là preuves de leurs meurtrissures
Et porte moi-même, aux ailes, traces de quelques morsures
N'aurai ni la bêtise d'entrer en vendetta
Ni non plus la lâcheté de nourrir l'omertà

Amis, il est fort triste que chiens de cette meute
Sévissent dans le secret, sans éclat ni émeute ;
Qu'ils gâchent, par la traîtrise de leur double jeu
Le goût des vraies rencontres et le plaisir des yeux

Face à ces dangereux, sans laisse ni muselière
Je passe mon chemin et préfère me taire ;
Ni pigeon ni dindon ne serai de leur farce
Je suis un colibri de belle et pure race !

Du bon bouc émissaire, ne me sens nulle étoffe
Si l'on m'aboie après, c'est radical, - pof !
Je déserte la sphère de l'animal furax
Un hargneux ne va pas me faire perdre mon axe !

Il est assez de monde dans le grand Blog-Over
Pour ne pas m'attarder chez des zusurpateurs
De fausses routes, ma foi, nous en empruntons tous
S'il me faut en changer, bien ! Mais que ce soit sans frousse

Voici comment s'acquiert une leçon de prudence
Je serai moins naïve, mais je garde confiance
-Et les dogues, dites-vous. A présent, qu'en fais-tu ?
-Et s'ils te prennent en chasse, où t'abriteras-tu ?...

-J'en fais... que je m'exhorte, pour eux, à la miséricorde
Pauvres êtres qui ne savent que griffer, mordre, prendre,
Et qui, victimes d'eux-mêmes, tendent ainsi la corde
A l'amitié...  pour se pendre.
  

par Ptitsa publié dans : Graines de cactus et d'épineux (aïe!) communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 3 mars 2008



« Tu prends la première à droite,

(Me conseille le premier), c’te p’tite rouelle étroite.

Elle passe par les cités, c’est un peu débraulé,

Mais c’est un raccourci, t’éviteras une chaurée.»

En effet, la ruelle ne paye pas de mine

Bien des gueules noires, autrefois, ont dû y crier famine…

 

« Si tu prends la première à gauche,

Prends garde qu’une bagnole ne te fauche,

(M’avertit le second). Y roulent comme des frâlés

L’ sam’di soir, quand y vont rahouer et cheûler ;

La route va déraper, chlinguer, trisser,

Avec c’te pluie, t’arriveras  toute machurée !

 

- Et même si, sapré Dieu, sans une beûgne tu t’en tires

(Renchérit, rassurant, le troisième), reste pas là à ressépir !

Crois-nous, on n’est pas des chiffes molles,

Mais suivre la nationale, bon sang, faudrait êt’ folle !

 

- Et si je prends tout droit ?

- Traverseras, ma foi, une campagne fort belle :

Vaches, grands prés fleuris, vergers de mirabelles

(M’informe le quatrième) ;  et si t’as une beugnate,

Pourras t’en rapporter bonne provision dans tes pénates.

 

- Attention, au passage, à la maison de la zozotte,

(M’avertit la cinquième) : elle débloque, elle yoyotte !

Si jamais elle t’arrête pour tailler une bavette

Tu te rendras vite compte qu’elle n’a plus toute sa tête.

- Bigre ! Et cette dame… est-elle dangereuse ?

- Que non, pardi ! Et pas du tout nareuse :

Elle traîne toute la journée en fichu et en chlappes

Mange parfois ses cnèpes sans plat, à même la nappe

Passe son temps à gauiller et à crafouiller

Mais est toujours ravie de pouvoir quarroyer.

Pour peu que tu la combles d’une bonne parlotte

Elle te fera goûter sa gnôle de bergamote

Essaye-la sans chigner, vas-y, elle est fameuse

Et la brave plem-plem en sera tout heureuse !

- Et où  se loge, dites-moi, tant de simplicité franche ?

- Facile à reconnaître : sa maison n’a même pas de clenche !... »

 

Je commençais à me demander

Dans quel trou reculé je m’étais fourvoyée

Et, bien que peu sujette aux affres de la trouille

Si j’arriverais entière à cette lorraine chouille

A laquelle, dans un élan d’ivresse inconsidéré

Je m’étais si étourdiment laissé inviter…

 

Passant devant le gîte de la « zozotte évaltonnée »,

Elle accourt, en effet, me hèle pour me proposer

Non pas un verre de gnôle, mais une part de quiche…

«  Excusez, mademoiselle, la pâte est un peu fiâche,

Mais je n’y suis pour rien, c’est mon four qui me lâche !

- Non, merci madame, vraiment, c’est très gentil à vous… »

(Je préfère, plutôt… prendre mes jambes à mon cou !)

 

Arrivée au carrefour… trou de mémoire, tête vide !

Emberlificotée dans les instructions de mes différents guides

Je ne sais plus où je vais, d’où je viens, où aller… ouille !

Cette fois, c’est assuré, je n’atteindrai jamais cette chouille.

 

Qu’importe !... Je m’en retourne, des mots nouveaux plein ma besace

(Euh… C’est par où déjà ? Je me sens un peu schlass…)

Au diable les consignes, les  guides, les itinéraires,

Suis-je en train d’aller en avant, en rond, en arrière ?...

 

Si je n’ai pas choisi le chemin le plus court

Ni le plus logique, ni le plus direct, ni le plus droit,

J’ai suivi, ma foi, mon petit bonhomme de chemin à moi

Tout ce que j’ai appris, rencontré, vu, en valait le détour…

 

Aussi, dorénavant, je ne suivrai plus que mon cœur

Encore une fois, je le constate, cette voie est la meilleure !

  

 

 

 

undefinedTexte écrit d'après une consigne de "La petite fabrique d'écriture" , et aussi en réponse à une demande de mon ami de Lorraine, Marc, qui m'avait passé commande d'un  "billet lorrain". Vous pourrez retrouver le texte sur ces deux blogs.

 

 

 

Petit lexique complémentaire à l’usage des non-autochtones :

 

 

Bergamote : spécialité lorraine (moins connue que la quiche !)

Beugnate : récipient, gamelle

Beûgne : bosse

Chaurée : suée

Cheûler : boire, s’aviner

Chiffe molle : poule mouillée

Chigner : pleurnicher

Chlappes : pantoufles, savates

Chlinguer : puer

Chouille : fête (en général bien arrosée)

Clenche : poignée de porte

Cnèpes : plat à base de boules de pâtes et de croûtons revenus au beurre

Crafouiller, gauiller : s’affairer, s’occuper à de menues tâches

Débraulé : défait, écroulé

Evaltonné : étourdi, fantasque

Fiâche : ramolli (qui se débraule !)

Frâlé : fou

Gueule noire : mineur de fond

Machuré : sale, maculé

Nareuse : maniaque

Plem-plem : simple d’esprit

Quarroyer : commérer, papoter

Rahouer : draguer

Ressepir : rassir, sécher

Sapré : sacré

Schlass : fatigué, épuisé

Tailler une bavette : discuter

Trisser : éclabousser

Yoyotter : perdre la tête

Zozotte : fofolle

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Je ne sais pas si après ce récit, vous aurez franchement envie de visiter la riante contrée 
dont je suis originaire... mais j'espère qu'en tout cas, vous aurez bien ri ! 
Je dédie ce texte à mes grands-parents et et à mes arrière-grands-parents paternels, 
sans qui ce joyeux héritage ne serait pas arrivé jusqu'à moi... ni jusqu'à vous !



par Ptitsa publié dans : Graines de cactus et d'épineux (aïe!) communauté : Pensées d'ailleurs
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Vendredi 29 février 2008



J'arrive plus
A tout faire
L'épouse, la bloggeuse, la mère,
L'amie, la confidente, la cuisinière,
L'intendante, la correspondante, la ménagère...

Je n'sais plus
Comment concilier
Les visites chez vous, le courrier,
Les articles, les statistiques, les commentaires,
Les entrées et les sorties dans la communauté
Des "Passeurs d'espoirs" qui s'agrandit et prolifère...

Même si j'ai le coeur ravi, l'âme légère
De vous rencontrer ainsi, seule à seuls
Les minutes filent, l'enfance est éphémère
Il me faudrait mille vies et je n'en ai qu'une seule !...

Je n' peux plus
Continuer
En même temps à écrire et à surveiller
Le zoisillon qui tire, vacillant, ses premières bordées
Dans notre nid, inconscient des dangers
De l'univers impitoyable des zadultifiés...

Je succombe
A la nécessité de ramasser tout ce qui tombe
Dégringole, s'émiette, se renverse, culbute,
Se carapate, s'éparpille, se répand, se transbahute
Partout où le jeune explorateur effectue ses passages en trombe !...

Il me faut
C'est décidé
Réorganiser ma vie effrénée
De bloggeuse addicted, pianoteuse éhontée
Pour demeurer heureuse, libre
M'inventer un nouvel équilibre.

Ne soyez ni tristes, ni inquiets
Je ne vous abandonne, ni ne m'en vais
Mes passages chez vous s'espaceront, oui, sûrement
Je vous rendrai visite moins souvent
Mais davantage je lirai, musarderai, m'attarderai
Chez ceux chez qui j'aurai choisi de m'arrêter
Ce jour là...

Que les autres ne s'en offusquent pas
Chaque aube baptise un jour neuf que Dieu fait
Et il y a bien assez de jours dans une année
Pour que dans mon voyage, je ne vous oublie pas...
Et puis le jardin d'espérance  vous demeure ouvert
De jour comme de nuit, été comme hiver ...

Si je ne laisse trace visible dans votre vitrine,
Je vous loge chacun au chaud de ma poitrine
Mes havres de paix, de rire, de poésie 
Mes oasis, mes terres d'asile, ...  mes amis.

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par Ptitsa publié dans : Graines de cactus et d'épineux (aïe!) communauté : Figer le monde...
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Mercredi 27 février 2008



Merci pour tous les témoignages d'amitié que vous m'avez laissés ces derniers jours dans  vos com'... le papillon de l'amitié... le petit message qui circule cette semaine... Le jeu des "tags"... 

Je les reçois, les lis avec plaisir. 
Mais ne m'en veuillez pas de ne pas y répondre, de ne pas y participer. 
Les petits colibris sont des êtres habitués  au grand vent, à l'air libre. 
Ils supportent difficilement de rester pris dans des "chaînes", fussent-elles aussi amicales que les vôtres. 

Et puis je n'aime pas non plus cette idée qu'il faille établir des journées ou des semaines de tout, de l'amitié, de la famille, de la femme, de la fraternité, de la solidarité, de l'amour... pour se rappeler combien ces valeurs sont importantes.  Pourquoi ne pas les honorer au jour le jour ?

Transférer vos messages me demanderait un temps que je n'ai pas... 
Dévoiler des secrets ? Je le ferai petit à petit, et à mon rythme plutôt... 
Lister mes 10 blogs préférés ? Exercice impossible, car ils sont (vous êtes) bien plus de dix à compter pour moi, et je n'ai pas envie non plus d'entrer dans la logique des "compétitions" et des "classements". Le monde en est déjà  bien assez  féru comme comme ça...

Le meilleur témoignage d'amitié que je puisse vous donner et vous rendre, c'est le clic de mon passage chez vous.

Je projette aussi d'ajouter une page de liens à ma rubrique "Entre vous et moi" et là, soyez assuré(e) que chacun(e) d'entre vous y figurera en bonne place.

En attendant... je sais que ceux d'entre vous qui me considèrent réellement comme leur amie ne se froisseront pas de mon refus, car l'amitié véritable se passe de ce genre de preuves.

"Vieille amitié ne craint pas la rouille", dit le proverbe...
"Qui vivra verra", affirme un autre.

                                   
                                   Bonne journée à vous tous.

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                                                        Votre petit colibri mauvais joueur ;-) 




par Ptitsa publié dans : Graines de cactus et d'épineux (aïe!) communauté : Figer le monde...
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Jeudi 24 janvier 2008

Le père, malade, a l'nez bouché
L'fiston roupille du sommeil du juste
La mère blogue-blogue à tomber su'l clavier
La pleine lune s'éclate au-delà de la raison

Le fiston rêve toujours dans les bras de Morphée
La mère, over-gavée de css, va se coucher ronchon
Maugréant contre la pleine lune et l'over-blogo-addiction 
Le père, mouchant et soupirant , carbure à l'eucalyptus
La lune n'a cure de rien et luit comme une fêlée

Le fiston, régulier, émerge pile à l'heure juste
Déjà loquace, frais, dispos, frétillant comme gardon !
La mère, elle, ronflerait bien un tout petit peu plus
La tête dans l'oreiller, les pieds sous l'édredon
Le père, courageusement, se lève et se secoue les puces 

Pour aller vaillamment assumer son rôle de daron
La lune que tous ignorent, enfin lasse, s'est couchée
Mais la mère fin à l'ouest est bien mal embouchée !

Amis bloggers, prudence, be careful, attention !
L'abus d'over-blogage est dangereux pour la santé
Les nuits de pleine lune, c'est pire,  j'ai testé
Si vous bloguez avec modérateurs, mais sans modération
Au matin vous serez complètement over-blogo-zombéifiés !



undefinedAprès une nuit et un réveil pareils, rien de tel qu'un peu d'auto-dérision !... Je me suis dit qu'il valait mieux en rire qu'en grogner (si si, je vous assure, ça grogne, un colibri... La preuve, je viens même de créer une catégorie tout exprès pour ça !)
par Ptitsa publié dans : Graines de cactus et d'épineux (aïe!) communauté : Figer le monde...
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Mercredi 19 décembre 2007


Le monde  grouille déjà de grincheux

De bougons

De ronchons

De fâcheux

De niaiseux

De peureux

De  gnangnans

Même si je me suis levée du mauvais pied

Véner, morose et contrariée

Je ne vais tout de même pas aller grossir leurs rangs ?!

 

Choisir d'en rire est tellement plus épineux

Mais tellement moins fatigant... !

par Ptitsa publié dans : Graines de cactus et d'épineux (aïe!)
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Bienvenue au jardin

Ce mois-ci, dans la serre

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