Lundi 7 avril 2008


Il était une fois deux amis qui suivaient des cours chez un même vieux lettré du village. Ils étaient inséparables, malgré leur différence de caractère. L'un, Luu Binh, était studieux, travailleur, grave ; l'autre, Duong Lê, aimait surtout rire, s'amuser et négligeait les leçons, qu'il considérait comme une véritable corvée. Malgré les remontrances du vieux maître et les conseils de son ami, Duong Lê refusait de travailler sérieusement.

Ce qui devait arriver arriva. Aux concours impériaux, Luu Binh fut reçu et nommé sur-le-champ mandarin dans une région située à plusieurs milles du village. Duong Lê échoua et abandonna définitivement les études. 
Les deux amis restèrent sans nouvelles l'un de l'autre pendant quelques années. Puis, un jour, Luu Binh vit débarquer dans son palais une sorte de clochard misérable : c'était son ami Duong Lê, qui venait lui demander de l'aide.
Mais Luu Binh fit chasser Duong Lê, le traitant de fainéant, de paresseux et de bon à rien. Humilié, rouge de colère, Duong Lê quitta le palais en jurant de se venger de cet affront de la part d'un homme qu'il croyait être son meilleur ami.

Il entra dans une auberge et se mit à boire.
Une jeune femme, belle et distinguée, entra dans l'auberge juste à ce moment-là. Remarquant Duong Lê en train de boire plus que de raison, elle s'approcha de lui et  lui dit :
" Je vois que vous avez une grosse peine. Racontez-moi votre histoire et je pourrai peut-être vous aider."

La douceur de cette jeune femme inspira confiance à Duong Lê, qui se mit à lui raconter ce qui venait de se passer, ainsi que son farouche désir de vengeance. A son grand étonnement, il se vit offrir une curieuse proposition :

" Je m'appelle Châu Long. J'habite seule dans une grande maison non loin d'ici, dit la jeune femme. J'ai beaucoup de biens et je peux vous aider à réaliser votre vengeance. A une condition cependant : vous devrez travailler dur pour réussir aux prochains concours impériaux et devenir un mandarin d'un rang plus élevé que celui de votre ennemi. Ce sera votre vengeance."

Duong Lê accepta la proposition et suivit la jeune femme dans sa villa. A partir de ce jour, il travailla jour et nuit, apprenant, révisant sans cesse, tandis que Châu Long était aux petits soins pour lui.

Après trois ans de dur labeur, le jour du triomphe arriva : Duong Lê fut reçu premier aux grands concours impériaux et nommé gouverneur d'une immense province.

De retour à la maison, Duong Lê dit à Châu Long :
" J'irai demain au palais de mon ennemi, et je serai curieux de voir sa réaction. Je tiens enfin ma vengeance...
-  Puisque tu ne seras pas là demain, lui répondit Châu Long, permets-moi d'aller ce soir rendre visite à une amie et de passer la journée avec elle. Nous ne nous sommes pas vues depuis longtemps."
Duong Lê acquiesça à son désir, et Châu Long se prépara à partir.

Le lendemain, Duong Lê se rendit au palais de son pire ennemi. Cette fois, il fut reçu avec un immense respect et avec toute l'étiquette dûe à son rang. Mais quelle ne fut sa surprise quand il vit Châu Long elle-même leur apporter le plateau uhé !... Luu Binh regarda son ami et dit en souriant :
" Je crois que tu connais déjà Châu Long, ma troisième femme..."

Aussitôt , Duong Lê comprit toute l'histoire. Il tomba à genoux devant son ami et lui dit :
" Pardonne-moi de t'avoir haï pendant toutes ces années. Tu avais envoyé Châu Long pour me sauver de ma déchéance. Tu as fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Tu es le meilleur ami qui puisse exister. Je jure de donner ma vie pour toi, s'il le faut !"

Luu Binh releva son ami, puis les deux hommes éclatèrent de rire sous le regard ravi de Châu Long. Luu Binh donna l'ordre aux domestiques de préparer un grand festin pour marquer les retrouvailles, et surtout pour fêter le triomphe de l'amitié.

Le plus précieux des biens est un ami avisé et dévoué.

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Mercredi 19 mars 2008




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Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux, terrifiés et atterrés, observaient le désastre, impuissants. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : 
« Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?! » 
Le colibri lui répondit alors : 
                                             « Je le sais, mais je fais ma part... »
  




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Merci à Marie-Françoise pour l'histoire et à Hugo LEDIT, créateur de cette mosaïque, pour les photos...  (Vous accèderez à son blog en cliquant sur son nom).

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Mercredi 12 mars 2008


     Comme il ne pouvait plus supporter les hommes et leur méchanceté, le plus puissant de tous les sorciers avait décidé de quitter son pays et de se réfugier tout au sommet de la plus haute des hautes montagnes. Aussitôt dit, aussitôt fait... Il s’en alla.

Un grand malheur s’abattit sur la nature ; toutes les fleurs, celles des bois, celles des prairies, celles des collines, celles des bords de mer, celles du long des rivières et celles de lacs moururent instantanément. Il n’y en eu pas une seule qui survécut. Le pays, jadis si beau et si fleuri devint rapidement un désert. Tous les animaux, les oiseaux, les papillons, les insectes s’enfuirent après la mort des fleurs. Pour voir les fleurs, les habitants ne pouvaient user que de leur imagination. Mais les enfants, qui n’avaient jamais connu ces merveilles, ne voulaient pas croire les anciens.
- Vous ne racontez que des histoires, leur disaient-ils. 
Et ils s’en allaient tristes dans le décor triste d’un pays sans fleurs.

Parmi tous ces enfants, il en était un qui ne pouvait imaginer que tout eut disparu pour toujours. Lorsque sa mère, lassée de raconter l’ancien temps, se taisait, il réclamait encore et encore d’autres histoires car il aimait entendre parler de la beauté des fleurs.
Il pensait que lorsqu’il serait un homme, il partirait à la recherche du grand sorcier et lui demanderait de redonner de la couleur au pays. 
Les années passèrent.  

Un jour, il fut grand. Son amour des fleurs avait grandi avec lui. Il s’en alla donc trouver sa mère et lui dit :
- Mère, je vais m’en aller à la recherche du grand sorcier et lui demander de nous rendre les fleurs.
Sa mère le regarda avec des yeux remplis d’effroi.
- Mais fils ! s'écria-t-elle, tout ce que je t'ai raconté n'était que des histoires. Il ne faut jamais croire aux histoires. Je te disais ce que ma mère me racontait parce qu'elle l’avait entendu raconter par sa mère qui le tenait de sa mère. Malheur à toi ! Les fleurs n'ont probablement jamais existé. Tu aurais beau marcher mille ans, jamais tu ne trouverais le sorcier qui vit tout en haut de la plus haute montagne.

Mais le fils ne l’écouta même pas, il prit son baluchon et s’en alla. Les gens du pays qui le voyaient passer se moquaient de lui :
- Ce garçon est fou ! disaient-ils. Il n’y a que les fous qui croient aux histoires.

Le jeune homme se dirigea vers le nord. Il marcha longtemps, longtemps, longtemps et arriva au pied d'une montagne, si haute que son sommet était invisible.
Il tourna autour de la montagne, mais ne vit aucun sentier, seulement de la roche et des cailloux. Il tourna encore et encore. Las de tourner, il se dit :
- « Il faudra bien que je découvre un chemin. Le sorcier a dû le prendre pour atteindre le sommet. »
Il inspecta avec attention les rochers et finit par découvrir une petite marche. En regardant de plus près, il aperçut une autre petite marche et puis encore une autre. Lorsqu’il leva les yeux vers le sommet de la montagne, il aperçut un escalier et il se mit à grimper sans jamais regarder en bas pour ne pas avoir le vertige. 

A la fin du premier jour, il s’arrêta sur une terrasse. Le sommet de la montagne n'était pas visible. Il en fit de même le deuxième, puis le troisième, puis le quatrième puis le cinquième puis le sixième jour.  Il commençait à se décourager quand, au soir du septième jour, il aperçut enfin le sommet. A force de courage et malgré la fatigue accumulée depuis sept jours, il parvint à l’atteindre, juste au moment où le soleil avait complètement disparu et où la nuit  recouvrait entièrement le monstre de pierre. 

Arrivé tout en haut, il devina une source. Il se pencha pour y boire un peu d'eau. Au premier contact de l’eau sur ses lèvres, toute sa fatigue s’évapora. Il se sentit fort et heureux comme jamais dans sa vie. Tout à coup, derrière lui, il entendit une voix qui lui demanda ce qu'il était venu chercher sur la plus haute des hautes montagnes.
- Je suis venu, dit-il, pour rencontrer le grand sorcier et lui demander de nous rendre les fleurs et les insectes. Un pays sans fleurs, sans oiseaux et sans abeilles est triste à mourir. Seule la beauté peut rendre les gens bons et je suis certain que les gens de mon pays cesseraient d'être méchants si le sorcier leur redonnait les fleurs.

Alors, le jeune homme se sentit soulevé par des mains invisibles. Il fut transporté délicatement vers le pays des fleurs éternelles. Les mains invisibles le déposèrent sur le sol, au milieu d'un tapis de fleurs multicolores. Le jeune homme ne pouvait en croire ses yeux. Il y en avait tant, et jamais il n'avait imaginé que les fleurs puissent être aussi belles ! Dans l’air, un délicieux parfum flottait et les rayons du soleil dansaient sur le sol multicolore comme des milliers et des milliers d'arcs-en-ciel. La joie du jeune homme fut si grande qu'il se mit à pleurer.

La voix lui dit de cueillir les fleurs qu'il préférait. Il s’exécuta et en cueillit de toutes les couleurs. Quand il en eut  les bras chargés, les mains invisibles le reconduisirent doucement au sommet de la montagne.
Alors, la voix lui dit :
- Rapporte ces fleurs dans ton pays. Désormais, grâce à ta foi et à ton courage, ton pays ne sera plus jamais sans fleurs. Il y en aura pour toutes les régions. Les vents du nord, de l'est, du sud et de l'ouest leur apporteront la pluie qui sera leur nourriture, et les abeilles vous donneront le miel qu'elles cherchent dans les fleurs.

Le jeune homme remercia et commença aussitôt la descente de la montagne qui, malgré la quantité de fleurs qu'il portait, lui parut bien plus facile que la montée.
Quand il revint dans son pays, les habitants, en apercevant les fleurs et en respirant leur parfum, ne voulurent pas croire à leur bonheur. Puis, quand ils surent qu'ils ne rêvaient pas, ils dirent :
- Ah ! nous savions bien que les fleurs existaient et que ce n'étaient pas des histoires inventées par nos ancêtres.

Leur pays redevint un grand jardin. Sur les collines, dans les vallées, près des rivières, des lacs et de la mer, dans les bois, dans les champs et dans toutes les prairies, les fleurs crûrent et se multiplièrent. Tantôt c'était le vent du nord qui amenait la pluie, tantôt le vent du sud, de l'est ou de l'ouest. Les oiseaux revinrent, ainsi que les papillons et tous les insectes, et surtout les abeilles. Désormais, les gens purent manger du miel et la joie revint sur la terre.

Quand les hommes virent leur terre transformée grâce au jeune homme qui avait osé ce que personne n'avait cru possible, ils lui demandèrent d'être leur roi. II accepta et il devint un roi bon, courageux et intelligent.
-Rappelons-nous, disait-il, que c'est la méchanceté des hommes qui a entraîné la disparition des fleurs de notre pays.

Et comme personne ne voulait recommencer à habiter un désert et à être privé de miel, chacun s'efforça désormais d'être aussi bon que possible pour ne plus jamais fâcher le grand sorcier.
 



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                                                                                                                                 (c) Ptitsa



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Lundi 18 février 2008

       
    
              La création des hommes blancs, noirs, rouges et jaunes

                                        (conte africain)


    Autrefois, une grosse calebasse avala les hommes du monde entier, sauf une femme en état de grossesse qui s'était cachée. Elle se réfugia dans la brousse et y vécut seule sans aide d'aucune sorte. 
Un jour, elle accoucha de deux garçons jumeaux. L'un se nomma " Théhé" qui signifie "un fameux guerrier", l'autre eut pour nom "Oulaïne Gnon Soa" qui veut dire : "soldat de Dieu". 
Ces enfants naquirent armés de lances, arcs, flèches et couteaux de guerre. Ils grandirent aux côtés de leur mère. Parvenus à l'âge d'homme, ils étaient devenus tous deux d'habiles chasseurs, tuant les éléphants, les panthères, mais surtout les animaux cruels.



Un jour, leur mère leur dit :
" La calebasse a avalé votre père, votre grand-père, votre grand-mère, tous vos ancêtres et tous vos frères et sœurs."
Les enfants furent vivement émus en entendant ces paroles. Ils demandèrent :
 " Maman, où se trouve cette diable de calebasse ?"
La mère eut peur de la leur montrer, car elle était dangereuse, ayant déjà avalé ses parents, son mari et tous les hommes du monde. Si elle parvenait encore à avaler ces derniers pauvres enfants, la mère resterait seule, malheureuse et remplie de chagrin...
" Ne craignez rien, Maman, lui dirent les jumeaux. Montrez-nous où se trouve la cruelle calebasse pour que nous allions la combattre."
 


Le lendemain, à l'aube, ils s'armèrent de lances, arcs, flèches et couteaux de guerre, puis partirent vers l'endroit désigné. De loin, ils entendaient les cris de la calebasse au milieu de la forêt : " Toaclignolé, a clignohooooo !..." (Ce qui signifie : "C'est moi, l'énorme calebasse qui ai avalé les hommes du monde entier. Si j'en trouve d'autres aujourd'hui, je les avalerai encore !"
)



Les enfants se murmurèrent l'un à l'autre de marcher tout doucement. En approchant un peu, ils aperçurent l'énorme calebasse qui rugissait, roulant
  sur elle-même, montant et descendant une côte. Ils se firent des signes. Immédiatement, l'un passa du côté où elle descendait, l'autre de celui où elle montait. La calebasse, entre eux, répétait ses menaces. L'un des enfants, un genou en terre, en position de guerre, envoya sa flèche. Peffiiiiiiiiiiiiiiiiiih! Elle pénétra en plein cœur de la calebasse qui roula de l'autre côté, où le second enfant l'attendait. D'un coup de lance, il la fendit en deux. 


La calebasse s'ouvrit : les hommes y étaient superposés sur quatre couches, comme les rayons de cire dans une ruche. Sur le premier rayon étaient les corps blancs, c'est-à-dire les Européens ; sur le second, les corps jaunes, c'est-à-dire les Asiatiques ; sur le troisième, les corps rouges, c'est-à-dire les Indiens d'Amérique; sur le quatrième, les Noirs d'Afrique.
 



Après leur délivrance, les hommes repartirent chacun dans leur pays. 
C'est grâce aux deux jumeaux que des races de différentes couleurs vivent aujourd'hui sur Terre.
 

 

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Jeudi 7 février 2008


Il m'a dit:
Ma race est la race jaune.
J'ai répondu :
Je suis de ta race.

Il m'a dit:
Ma race est la race noire.
J'ai répondu :
Je suis de ta race.

Il m'a dit:
Ma race est la race blanche.
J'ai répondu :
Je suis de ta race ;

Car mon soleil fut l'étoile jaune
Car je suis enveloppé de nuit
Car mon âme, comme la pierre de la loi
Est blanche.


                               Edmond JABES

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Mercredi 6 février 2008


Le bouton dit à la rose fanée:
"Tu t'es lassée bien vite de la vie.
L'eau s'offre en abondance et l'espace nous est ouvert :
Pourquoi t'es-tu déjà cassée ?
Parmi tant d'herbes et de fleurs
Nulle autre ainsi ne s'est flétrie.
- La rouille, dit la rose, qui ternit mon miroir
N'est pas de celles qu'on efface.
Oui, le vin de mes jours était limpide :

Je l'ai bu, il me reste la lie.
Le destin ne m'a pas en vain retiré mon éclat:
S'il me l'a pris, c'est pour te le donner.
C'est pour te faire place
Que ce jardinier me maltraite.
Que peut-on dire au temps pillard ?
Que peut-on faire quand arrive la mort ?
Tu entres en ce jardin au moment où j'en sors,
Celui qui t'apporte m'emporte.
Il a inscrit au registre d'azur
Ce que, moi, j'ai oublié de compter."
Le bouton de rose s'ouvrit et jouit de l'air et de l'eau
Sans penser qu'il se flétrirait.
En la taverne où nous vivons
Le temps est échanson et nous buvons tous à sa coupe.

       Parvîn ETESÂMI 


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 Merci au maître échanson de remplir chaque jour pour nous une nouvelle coupe jusqu'à ras-bord... Je m'en vais de ce pas savourer chaque gorgée de celle d'aujourd'hui. Bonne journée à vous tous qui trinquerez avec moi !



par Ptitsa publié dans : Graines de palabres (petites histoires à raconter) communauté : papierlibre
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Mardi 22 janvier 2008

Je me rappelle avoir entendu cette conversation peu de temps après les événements du 11 septembre 2001 à New York. Un grand-père discutait avec son petit-fils et lui expliquait la chose suivante : 
" Il y a deux loups qui hurlent à l'intérieur de moi. Les premier loup est rempli de colère, de haine, de rancune et essentiellement de vengeance. Le second est rempli d'amour, de bonté, de compassion et même de miséricorde.
- Lequel des deux  va gagner selon toi ?, demanda le petit garçon.
- Celui des deux que je nourrirai ", répondit le grand-père.

              Dr Wayne W. DYER, "Le pouvoir de l'intention".


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Jeudi 20 décembre 2007

Il était une fois une vieille femme qui se sentait de plus en plus jeune à mesure qu'elle prenait de l'âge.
La jeunesse n'a rien à voir avec le temps, elle est une attitude.
Le vieillard riche de vie peut  vraiment être plus jeune que l'adolescent.
Cette vieille femme était tellement enjouée qu'elle suscitait l'admiration de tous.
"Pourtant, lui dit un visiteur, il doit bien y avoir des nuages dans ta vie ?
- Des nuages ? Bien sûr ! Sinon, d'où viendrait la pluie bienfaisante ?"

           OSHO


 
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Samedi 10 novembre 2007


Les Navajos enseignent à leurs enfants
que chaque matin, quand le jour se lève, il y a un nouveau soleil flambant neuf. Il naît chaque matin, il vit une journée et il disparaît chaque soir pour ne jamais revenir. Dès que les enfants sont en âge de comprendre, les adultes les emmènent à l'aube et  disent :
"Le soleil ne possède qu'une journée, tu dois bien vivre cette journée pourqu'il n'ait pas gaspillé son temps précieux."
            

           Pema CHÖDRÖN, "Dire oui à la vie"

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Bienvenue au jardin

Ce mois-ci, dans la serre

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