Graines de palabres (petites histoires à raconter)

Mercredi 10 juin 2009



Une histoire que j'avais lue chez Chantal (du blog : 
Croire en soi
) et que je gardais depuis longtemps sous l'aile avec l'intention de la dédicacer à Kri...
Si vous aimez les photos et les histoires d'ânes, vous en trouverez une pleine mangeoire
...




Un jour, l'âne d'un fermier tomba dans un puit.
L'animal gémissait pitoyablement depuis des heures et le fermier 
se demandait quoi faire. Finalement, il décida que l'animal était vieux
et que le puits était à sec, donc condamné à disparaître... d'une façon ou d'une autre, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.

Il invita tous ses voisins à venir l'aider à combler le puits. Ils se saisirent d'une pelle et se mirent au travail.
Au début, l'âne, réalisant ce qui était en train de se passer, commença par braire de toute la force de ses poumons. Puis, à la stupéfaction de chacun, il se finit par se taire.

Quelques pelletées plus tard, le fermier regarda dans le fond du puits ... et ce qu'il y vit le laissa sans voix :
A chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l'âne se secouait pour l'enlever de son dos et montait dessus. Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter et à envoyer de la terre sur l'animal, lui se secouait pour la faire tomber et grimpait sur le tas qu'elle formait, tout au fond du puits.

Bientôt chacun, stupéfait, put voir l'âne sortir du puits et s'éloigner en trottant !



   Morale :

La vie vous donne parfois l'impression de vouloir vous engloutir. La meilleure façon de se sortir du trou est de se secouer pour avancer. Chacun de nos ennuis est une pierre qui nous permet de progresser. Nous
pouvons sortir des puits les plus profonds en prenant modèle sur cet âne...



 

   (c) Ptitsa





Pour lire les épisodes précédents de cette série de graines, cliquez  sur les titres ci-dessous  :
Pas si bêtes (1) : Les philosophes domestiques
Pas si bêtes (2) : Les philosophes des champs
Pas si bêtes (3) : Les philosophes du ciel



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Jeudi 7 mai 2009





En ce jeudi, j'ai envie de vous transmettre une petite histoire pleine d'humour trouvée dans mon courrier et qui m'a fait réfléchir.
Vous connaissez l'anecdote de la grenouille qui chauffe ?
Non ?...
Alors, cliquez ICI ...





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Samedi 21 février 2009

 




 

                           (c) Ptitsa

                                                                           

                                                                            



    
                                                           Cliquez sur la photo pour savoir quoi !
                                                 


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Mercredi 18 février 2009




Le grand roi Salomon se promenait, dit-on, en un lieu retiré, lorsqu'il passa devant une fourmilière.
Aussitôt, toutes les fourmis vinrent par milliers le saluer et l'assurer de leur soumission.


Cependant, l'une d'elles l'ignora, car elle était occupée à déplacer grain par grain un énorme monticule de sable qui se trouvait devant elle.
Rempli d'étonnement, Salomon la fit appeler et lui dit :
"Ô petite fourmi, jamais tu ne pourras faire disparaître cette montagne de sable. La tâche que tu as entreprise n'est pas à la hauteur de tes forces."
La fourmi lui fit une révérence, mais répliqua :
"Ô grand roi, ne t'arrête pas à ma taille. Seuls comptent mon ardeur et mon amour. Une fourmi m'a prise au piège de sa beauté, puis est partie en me disant : 
"Si tu détruis ce tas de sable, je ferai disparaître l'obstacle qui nous sépare."

Aussi  m'appliquerai-je à cette tâche jusqu'à mon dernier souffle.
Et si je dois perdre la vie, au moins je mourrai dans l'espoir de la rejoindre.


Ô roi, apprends d'une misérable fourmi ce qu'est la force de l'amour, apprends d'un aveugle le secret de la vision..."



                                               D'après une parabole du poète persan Attar



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Samedi 14 février 2009




Un amoureux fou vint frapper à la porte de sa bien-aimée.
Elle demanda derrière la porte :
"Qui est là?"
Il répondit :
"C'est moi !"
Elle dit :
"Il n'y a pas de place pour toi et moi dans la même maison."

Alors il s'en alla méditer dans le désert et, des années plus tard, il revint frapper à sa porte.
La voix de sa bien-aimée demanda :
"Qui est là ?"
Il répondit :
"C'est toi-même".

Et la porte s'ouvrit.


                                       D'après le poète mystique arabo-andalou Ibn' Arabi.


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Vendredi 6 février 2009



Au soir de sa mort, un derviche arriva à la porte du paradis.
Emerveillé et fou de joie, il demanda au portier :

"Pourquoi suis-je ici ? Est-ce parce que j'ai beaucoup prié, toute ma vie durant ?
- Non, non... lui dit le portier en souriant.
- Serait-ce donc parce que j'ai beaucoup jeûné ?
- Mais non... tu n'y es pas du tout !
- Mais alors pourquoi donc ?
- Eh bien, je vais te le dire ! Une nuit d'hiver à Bagdad, une nuit où il faisait très froid, tu as recueilli une petite chatte abandonnée, et tu l'as réchauffée dans ton manteau. C'est pour avoir allégé ses souffrances que tu es ici, à la porte du paradis ! "


                                                                                   Parabole soufie



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Mercredi 28 janvier 2009




Un hippopotame traversait un marigot lorsque, soudain, l'un de se yeux se détacha et tomba au fond de l'eau. L'hippopotame se mit alors à chercher de tous côtés. Il tournait et retournait sur lui-même, fouillait à gauche, à droite, devant et derrière lui. Mais il ne trouvait pas trace de son oeil.

En le voyant faire, les oiseaux du fleuve ne cessaient de lui crier :
"Calme-toi ! Mais calme-toi donc !"
Mais l'hippopotame affolé ne les entendait pas. Il lui fallait absolument retrouver son oeil perdu.

Alors les poissons et les grenouilles joignirent leurs voix à celles des oiseaux :
"Calme-toi, hippopotame ! Mais calme-toi donc !"

Finalement, l'hippopotame finit par les entendre. Il s'immobilisa et les regarda.
Aussitôt, la vase et la boue qu'il soulevait en pataugeant se posèrent au fond du marigot. et entre ses pattes, dans l'eau redevenue cleire, l'hippopotame aperçut son oeil. Il le ramassa et le remit à sa place.

                                                                              
                                                                                  Conte africain.



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Lundi 26 janvier 2009






Il était une fois un grand jardin merveilleux au milieu d'un royaume.

Le Maître aimait à s'y promener quand la chaleur du jour devenait accablante. Il affectionnait tout particulièrement le bambou, qui lui semblait l'arbre le plus beau de toutes les plantes de son jardin. Au fil des années, le bambou grandissait, devenait vigoureux et toujours plus conscient de la faveur du Maître.


Un jour, celui-ci s'approcha de l'arbre et le bambou inclina son faîte respectueusement. Le Maître lui dit :

" Mon cher bambou, j'ai besoin de toi."

Il semblait que le grand jour fut enfin arrivé, le jour pour lequel le bambou avait été créé. Le bambou répondit donc d'une voix douce :

" Maître, je suis prêt. Fais de moi ce que tu voudras.

- Bambou, ajouta le Maître d'une voix solennelle, pour me servir de toi, il faut que je te coupe.

- Me couper, moi que tu considères comme la plus belle parure de ton jardin ! Non, ne fais pas cela !

- Mon cher bambou, répondit le Maître, si je ne te coupe pas, tu ne me sers de rien."


Le jardin se fit calme; le vent retint son souffle. Le bambou inclina la tête doucement, puis murmura:

" Maître, puisque tu ne peux m'utiliser sans me couper, alors je suis prêt. Arrache-moi.

- Mon cher bambou, il me faudra t'enlever toutes les branches et toutes les feuilles.

- Ah ! non, pas cela ! Détruis ma beauté, mais laisse-moi mes rameaux et mes feuilles.

- Si je ne te les enlève pas, je ne peux pas t'utiliser."


Le soleil se cacha, un papillon s'envola et le bambou, tremblant à l'idée de ce qui allait lui arriver, dit dans un souffle :

" Maître, enlève mes rameaux et mes feuilles.

- Bambou, dit encore le Maître, il faudra te faire autre chose : je te couperai par le milieu et je t'enlèverai le cœur. Si je ne le fais pas, tu ne me sers de rien.

- Oui, Maître... arrache le cœur et découpe."


Alors le Maître du jardin arracha le bambou, coupa ses rameaux et toutes ses feuilles, le tailla en deux sur toute sa longueur et lui enleva le cœur.


Puis, il le transporta près d'une source d'eau fraîche et scintillante, au milieu des champs desséchés. Il déposa le bambou soigneusement sur le sol; il posa l'une des extrémités du tronc sous la source, tandis que l'autre atteignait le sillon d'arrosage dans le champ.

La source chanta sa joie, l'eau claire bondit à travers le corps déchiqueté du bambou jusque dans le canal et se mit aussitôt à abreuver les champs assoiffés. On repiqua le riz et les jours s'écoulèrent. Les pousses grandirent et ce fut bientôt le temps de la moisson.
C'est ainsi que le bambou, autrefois si majestueux, devint, dans son humble état de débris, une grande bénédiction.


Quand il était encore grand et beau, il ne poussait que pour lui-même et se réjouissait de sa beauté. Mais dans son brisement, il était devenu un canal dont le Maître se servait pour faire fructifier son Royaume.


                                                                                         Conte chinois



               (c) Ptitsa




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Mercredi 21 janvier 2009



C'était la famine.
Mais tout le monde ne mourait pas de faim pour autant : les riches avaient pris soin de remplir leurs greniers de blé, d'huile et de légumes secs.
Khadidja dit alors à Nasreddine, son mari :

"La vie dans le village est devenue intolérable : la moitié des gens est très riche, pendant que l'autre moitié n'a pas de quoi manger. Si toi, qui es respecté de tous, tu arrivais à convaincre les premiers de partager leurs richesses, alors tout le monde vivrait heureux.
- Tu as absolument raison, femme, j'y vais de ce pas."

Nasreddine quitta la maison et ne revint que le soir, complètement épuisé.

" Alors, lui demanda Khadidja avec impatience, tu as réussi ?
- A moitié !
- Comment cela, à moitié ?
- Oui : j'ai réussi à convaincre les pauvres ."


                                                                    
                                                               Parabole de Nasreddine Hodja



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Samedi 20 décembre 2008




Le jardin était aux couleurs du feu cette semaine (voir les graines précédentes).
Demain, nous fêterons le solstice d'hiver.
Nous allumerons la quatrième  et dernière bougie sur la couronne de l'Avent, signe que Noël est tout proche...

Alors, je crois que je ne pouvais trouver meilleur moment pour vous faire lire cette belle histoire reçue par mail de Monika. Elle pourrait se lire à tout moment de l'année, mais elle prend un sens tout particulier en ce moment, pour moi en tout cas.

Je pense que Sylviane doit bien la connaître, car chez elle les bougies allumées sont déjà bien plus de quatre... cliquez sur sa photo, ci-dessous... vous saurez pourquoi.  ;-)






 



Photo : Sylviane





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Bienvenue au jardin

Ce mois-ci, dans la serre

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Flâneurs passés ici

Paroles de promeneurs

Protection

   
Je suis un joyeux Zurluberlu, un lutin
dont l'esprit protège ce jardin.

Si vous chapardez ce qui y pousse,
le sort du copyright s'éveillera
sous la mousse !

Mais je suis certain vous venez ici
L'esprit droit, le coeur pur, en ami ...

Si c'est ainsi, ne craignez rien,
Je ne vous jouerai nul tour vil ou coquin

Je ne suis qu'un fidèle,
un vigilant gardien
De toute ma bienveillance,

Invitation au voyage

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