Puisque des filets nous retiennent
Puisque nos raisons nous enchaînent
Que rien ne brille sous nos remparts
Et puisqu'on n'atteint pas le ciel
A moins de s'y brûler les ailes
Et suivre les routes où l'on s'égare
Comme on dresse un étendard
A corps perdu, ivre et sans fard
Pour n'être plus le pantin d'un espoir
Et si la vie n'est qu'une cause perdue
Mon âme est libre d'y avoir enfin cru
A corps perdu...
Puisque les destins sont les mêmes
Que tous les chemins nous ramènent
A l'aube d'un nouveau départ
On n'apprend rien de nos erreurs
A moins de s'y brûler le coeur
Je suivrai les routes où l'on s'égare
Comme on dresse un étendard
A corps perdu, ivre et sans fard
Pour n'être plus le pantin d'un espoir
Et si la vie n'est qu'une cause perdue
Mon âme est libre d'y avoir enfin cru
A corps perdu
A corps perdu...
A corps perdu, j'écrirai mon histoire
Je ne serai plus le pantin du hasard
Si toutes les vies sont des causes perdues
Les hommes meurent de n'avoir jamais cru
De n'avoir pas vécu ivres et sans fard
Soldats vaincus pour une guerre sans victoire
Et si ma vie n'est qu'une cause perdue
Je partirai libre d'y avoir au moins cru
A corps perdu
A corps perdu...
Gregory LEMARCHAL
Un ami s'en est allé... pour devenir une étoile.
A la vitesse ou le temps passe,
Le miracle est que rien n’efface l’essentiel.
Francis
CABREL, extrait de "La robe et l'échelle".
Madame Nostalgie
Depuis le temps que tu radotes
Et que tu vas de porte en porte
Répandre ta mélancolie
Madame Nostalgie
Avec tes yeux noyés de brume
Et tes rancœurs et tes rancunes
Et tes douceâtres litanies
Madame Nostalgie
Tu causes, tu causes, tu causes, tu causes
De la fragilité des roses
Je n'entends plus ce que tu dis
Madame Nostalgie
Depuis le temps que tu m'accables
J'ai envie d'envoyer au diable
Ton mal d'amour si mal guéri
Madame Nostalgie
Tu pleures sur un nom de ville
Et tu confonds, pauvre imbécile
L'amour et la géographie
Madame Nostalgie
Tu rêves, tu rêves, tu rêves, tu rêves
Mais tes arbres n'ont plus de sève
Et tes branches n'ont plus de fruits
Madame Nostalgie
Pardonne-moi si j'en ai marre
De tes dentelles grises et noires
Il fait trop triste par ici
Madame Nostalgie
Je veux entendre des orages
Respirer des jardins sauvages
Voir le soleil et la pluie
Madame Nostalgie
Tu pleures, tu pleures, tu pleures, tu pleures
Mais ce soir je n'ai plus le cœur
De partager tes insomnies
Madame j'ai envie
Ce soir d'être infidèle
Dans les bras d'une belle
Qui ressemble à la vie.
Serge REGGIANI
Je connais,
J'ai déjà entendu la chanson
Les mots des donneurs de leçons
Ces empêcheurs de rêver en rond
Mon âme n'est pas à prendre
J'ai appris à attendre,
Pas à me soumettre,
Pas à me compromettre !
Je sais
Que ce qui arrive n'est pas toujours
Comme on l'attend
Tant pis, qu''importe
J'ai bien lu dans les livres
Que l'amour est comme le monde
Et même encore plus grand !
J'attends, j'attends
S'il le faut , je le sais, j'attendrai patiemment
J'attends, j'attends
Pour toucher mes rêves
Et me sentir vraiment vivante...
Je connais la chanson
De ceux qui ne se posent pas de questions
Qui foncent dans le mur droit devant
Sans savoir ce qu'ils désirent vraiment
Moi je veux , j'exige et j'attends beaucoup
Tant pis si je n'ai rien
Mais j'espère encore tout !
J'attends, j'attends
S'il le faut , je le sais, j'attendrai patiemment
J'attends, j'attends
Pour toucher mes rêves
Et me sentir vraiment vivante...
Amel BENT
Si vous avez envie d'une autre chanson, en musique celle-là, je vous suggère de cliquer ici ...
Je l'ai entendue grâce à Martine qui l'a éditée dans la communauté des Passeurs d'espoirs.
Je pense qu'Amel Bent s'y reconnaîtrait...
Elle est vivante, elle a encore
La haine au ventre, la rage au corps
La bête immonde
Qu'elle tourne au loin comme un vautour
Ou rampe et ronge tout autour
La bête immonde
Depuis le temps qu'elle a fait le trou
De sa tanière grise
Là-bas, ici, partout
Au coeur de chacun de nous
Elle est l'enfant que la bêtise
A conçu avec l'ombre
La bête immonde
Depuis le temps qu'on laisse faire
Tous les suppôts de son enfer
La bête immonde
Qu'elle a vomi des Gestapo
Dans toutes les guerres, tous les ghettos
La bête immonde
Que les salauds dans les salons
Lui trouvent des excuses
Lui trouvent des raisons
Plébiscitées par les cons
Elle est la fille de la rue
Qui naît des décombres
La bête immonde
O pleure, pleure ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d'océan
Sur les chants qui montent des wagons
Les camps, les tortionnaires
Les frères qui clouent leurs frères
Au poteau des religions
O pleure ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde
Mais qui va lui planter le pieu dans le coeur ?
Qui va l'amputer du goût de l'horreur ?
Elle qui étrangle les ethnies
Etrangle les poètes
Etouffe les hommes honnêtes
Au baillon des calomnies
Il lui faut faire sauter la tête
Avec sa propre bombe
La bête immonde
Depuis qu'elle nous pollue l'histoire
A coups de glaive, à coups de gloire
La bête immonde
Que son crachat sur ton drapeau
Dépend de la couleur de peau
La bête immonde
Depuis qu'elle rôde avec sa faux
Emblème de son règne
Depuis qu'elle dit Je t'aime
Aux cagoules, aux échafauds
Il faut la cribler de chrysanthèmes
Jusqu'à ce qu'elle succombe
La bête immonde
O pleure, pleure ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d'océan
Sur les bouquins, dans les bûchers
Les cris des ratonnades
Sur les croix des croisades
Et les continents barbelés
O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde
Mais qui va lui planter le pieu dans le coeur ?
Qui va l'amputer du goût de l'horreur ?
O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde
O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde.
Michel FUGAIN

Ce n'est sans doute ni la
chanson la plus connue, ni la plus gaie de Michel Fugain, mais c'est une de celles que je préfère dans son répertoire. Ecoutez-la à l'occasion... Dans cette rubrique, je ne publie volontairement
que les textes. Je trouve qu'on en reçoit mieux la profondeur à les lire sans musique.
Tu sens que la pluie te désole
Le sable manque à ta peau
Tu cherches la chaleur
Sous l'écorce de tes mots
La lune te console
Mais ne dit pas un mot
Tu cherches dans ton coeur
Les réponses qu'il te faut
Tu lèves les yeux aux ciel
Je rêve les yeux aux ciel
Tu rêves de mieux, de miel
Mais regarde autour de toi ...
Regarde nos racines
Elles sont gorgées de soleil
La sève qui nous anime
Fait brûler les étincelles
Regarde mes racines
Elles sont si proches des tiennes
Même chaleur dans les veines !
Tu sais que le vent perd la tête
Eteint le coeur et les flammes
Les cris sous des tempêtes
Brisent les corps et les âmes
On cherche les prophètes
Avant que l'air ne fâne
Quand la haine se reflète
C'est l'amour qui désarme ...
Tu lèves tes yeux aux ciel
Je rêve les yeux aux ciel
Tu rêves de mieux , de miel
Mais regarde autour de toi...
Regarde nos racines
Elles sont gorgées de soleil
La sève qui nous anime
Fait brûler les étincelles
Regarde mes racines
Elles sont si proches des tiennes
Même chaleur dans les veines !
Elles nous retiennent quand on se perd
Elles nous accrochent et nous caressent
Elles nous reviennent quand on les perd
Elle nous rapprochent quand on se blesse ...
Regarde nos racines
Elles sont gorgées de soleil
La sève qui nous anime
Fait brûler les étincelles
Regarde mes racines
Elles sont si proches des tiennes
Même chaleur dans les veines !
FAUDEL
J'ai des amis hollandais.
J'ai des amis javanais.
J'ai des amis au Portugal.
J'ai des amis au Sénégal.
J'ai des amis dans les villes.
J'ai des amis dans les îles.
J'ai des amis proches ou lointains.
J'ai des amis dans tous les coins.
Tant que la Terre sera ronde,
J'irai autour du monde
Voir d'autres êtres humains,
Ni plus, ni moins.
J'aime les déserts d'Arabie.
J'aime les moussons de l'Asie.
J'aime les galets d'Etretat.
J'aime les glaces de l'Alaska.
J'aime être ici ou ailleurs.
J'aime les gens qui vont ailleurs.
J'aime les gens qui viennent d'ailleurs,
Près des yeux, près du cœur.
Depuis que la Terre est ronde,
On est tous du même monde,
Des simples êtres humains,
Ni plus, ni moins.
Devant ma mappemonde,
Je rêve à ciel ouvert.
Je parcours le monde
D'une Terre en plein air.
Tout est si près d'ici,
On n'a qu'une Terre
Qui serait à tout le monde
Y'a pas de mystères,
Pas de quoi s'en faire un monde
On n'a qu'une vie.
Tant que la Terre sera ronde,
J'irai autour du monde
Voir d'autres êtres humains,
Ni plus, ni moins.
J'ai des amis de partout.
J'ai des amis de n'importe où.
J'aime aller dans tous les sens,
Rencontrer des différences.
Depuis que la Terre est ronde,
On est tous du même monde,
Des simples êtres humains,
Ni plus, ni moins.
Tant que la Terre sera ronde,
J'irai autour du monde
Voir d'autres êtres humains,
Ni plus, ni moins !
KENT
Paroles de promeneurs