|
Graines d’espérance |
|
|
|
![]() |
Tous les jours, je suis là.
Tous les jours.
Toutes les nuits.
Tous les soirs.
Tous les matins.
Par grand vent.
Par rude pluie.
Par affluence.
Par passants rares.
Cuit de chaleur.
Criblé de grêle.
Impassible, en apparence.
Vivant, pourtant...
Je vous contemple.
Je vous observe.
Témoin indéboulonnable
de vos allées et venues
par les portes géantes
du marché couvert de Sarlat.
Je suis là.
Je suis las.
Vous ne me voyez pas.
Vous courez.
Vous courez toujours.
Vers où, vers quoi.
Je ne sais pas.
Vos yeux sont vides.
Vos regards bas.
Vos coeurs fermés.
Comment vous atteindre ?
Et puis, elle est venue.
Elle marchait du pas tranquille
De ceux qui savent prendre le temps
De regarder
Derrière le visible
De ceux qui savent donner
Le temps au temps
De s'offrir à l'inattendu
D'une rencontre
De s'émerveiller
D'un détail infime
Et d'avoir immense joie
D'un détail minuscule.
Me cherchait-elle ?
Il m'a semblé.
M'a-t-elle trouvé
Incidemment ?
Peu importe aujourd'hui...
Je sais seulement
Que nos regards se sont croisés
Et que par le sien
J'ai commencé d'exister.
Il y a eu un éclair blanc.
Elle est partie
Aussi simplement
Aussi naturellement
Qu'elle était venue.
Mais pour moi, plus rien n'est comme avant.
Je sais que désormais,
Même si j'ignore où,
Pour elle je suis,
Pour elle j'existe,
Je fais partie de son histoire,
De sa mémoire,
Et je ne serai plus jamais seul.
Un destin s'est scellé
A la croisée de nos regards.
CLIC !...
C'était ici.
Pour
Syl... mon autre regard.
Je suis un joyeux
Zurluberlu, un lutin
dont l'esprit protège ce jardin.
Si vous chapardez ce qui y pousse,
le sort du copyright s'éveillera
sous la mousse !
Mais je suis certain vous venez ici
L'esprit droit, le coeur pur, en ami ...
Si c'est ainsi, ne craignez rien,
Je ne vous jouerai nul tour vil ou coquin
Je ne suis qu'un fidèle,
un vigilant gardien
De toute ma bienveillance,
Paroles de promeneurs