Six mois déjà que ce jardin existe
Toute une vie y palpite, souvent à mon insu
Le compteur enregistre, silencieux, les visites
Je trouve trace de pas, de sentiers parcourus
Surgis de nulle part, parfois venus de loin
Passeurs porteurs d'espoir ou rompus de chagrin
Qui êtes-vous qui passez, qui ouvrez, qui cliquez
Trouvez-vous en ce lieu ce que vous y cherchez ?
Vos empreintes esquissent de mystérieux chemins
Certains parlent, d'autres passent sans geste de la main
Qu'importe ... Fidèles ou non, soyez les bienvenus
Je plante ici sans attente, le coeur léger, les mains nues.
Paroles de promeneurs