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J'arrive plus
A tout faire
L'épouse, la bloggeuse, la mère,
L'amie, la confidente, la cuisinière,
L'intendante, la correspondante, la ménagère...
Je n'sais plus
Comment concilier
Les visites chez vous, le courrier,
Les articles, les statistiques, les commentaires,
Les entrées et les sorties dans la communauté
Des "Passeurs d'espoirs" qui s'agrandit et prolifère...
Même si j'ai le coeur ravi, l'âme légère
De vous rencontrer ainsi, seule à seuls
Les minutes filent, l'enfance est éphémère
Il me faudrait mille vies et je n'en ai qu'une seule !...
Je n' peux plus
Continuer
En même temps à écrire et à surveiller
Le zoisillon qui tire, vacillant, ses premières bordées
Dans notre nid, inconscient des dangers
De l'univers impitoyable des zadultifiés...
Je succombe
A la nécessité de ramasser tout ce qui tombe
Dégringole, s'émiette, se renverse, culbute,
Se carapate, s'éparpille, se répand, se transbahute
Partout où le jeune explorateur effectue ses passages en trombe !...
Il me faut
C'est décidé
Réorganiser ma vie effrénée
De bloggeuse addicted, pianoteuse éhontée
Pour demeurer heureuse, libre
M'inventer un nouvel équilibre.
Ne soyez ni tristes, ni inquiets
Je ne vous abandonne, ni ne m'en vais
Mes passages chez vous s'espaceront, oui, sûrement
Je vous rendrai visite moins souvent
Mais davantage je lirai, musarderai, m'attarderai
Chez ceux chez qui j'aurai choisi de m'arrêter
Ce jour là...
Que les autres ne s'en offusquent pas
Chaque aube baptise un jour neuf que Dieu fait
Et il y a bien assez de jours dans une année
Pour que dans mon voyage, je ne vous oublie pas...
Et puis le jardin d'espérance vous demeure ouvert
De jour comme de nuit, été comme hiver ...
Si je ne laisse trace visible dans votre vitrine,
Je vous loge chacun au chaud de ma poitrine
Mes havres de paix, de rire, de poésie
Mes oasis, mes terres d'asile, ... mes amis.

Paroles de promeneurs