Tu es un jardin,
Une terre fertile.
Chaque graine d’espérance
Que tu enfouis en toi
Deviendra un arbre majestueux
Dont les fruits abonderont, plus nombreux qu’étoiles.
Cueille-les, savoure-les, offre-les tout autour de toi.
Tends tes branches basses à ceux qui,
Par leur propres forces,
Ne sauraient se hisser jusqu’à ta cime.
Ne laisse ni lierre, ni ronces, ni boue envahir ton espace
Un passant pourrait se réjouir d’y trouver du repos
Après une marche harassante.
Si tes fruits tombent à terre, apparemment inutiles,
Aie confiance dans la sagesse du sol
Qui les saura les faire regermer ou rouler
Jusqu’à ceux qui ignorent même ton existence.
Poursuis paisiblement ton élan vers le ciel
Souris avec indulgence
Des noirs présages des corbeaux
Qui voudraient t’imposer leur vain bruit.
Accueille en toi
D’une âme égale
L’ombre comme la lumière.
L’une et l’autre
Chacune à sa façon
Servent fidèlement
Ta perpétuelle croissance.
Paroles de promeneurs