Vendredi 21 mars 2008
 


Non, ce n'est pas une faute de frappe dans le titre...

Rares, car la qualité de ce que vous trouverez ci-après l'est, à mon avis...
Rares, car mes passages sur OB vont l'être en ces jours à venir.

Nous partons en famille... Plus loin... Plus longtemps que la dernière fois.

Les publications sur "La Terre vue du sol" se poursuivront chaque week-end, comme d'habitude. Grâce à l'aide précieuse de Francis ("le keum qui déchire trop grave la CSS", comme dirait la jeune génération ...), le blog a pu être entièrement relooké encore avant notre départ.

Ici au jardin, par contre, je n'éditerai plus rien avant notre retour. 
Il va vous falloir un peu de patience... 
Ou bien aller flâner dans les recoins anciens...

Voilà, il ne me reste  qu'à vous dire "A bientôt"...

Votre ami le petit colibri

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MAIS NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!







Vous ne croyiez tout de même pas que j'allais vous quitter comme ça ?!


Je vous laisse une petite surprise... 
Un jeu pour vous occuper, en m'attendant...
Et puis quelque chose que je  vous avais promis, 
il y a quelque temps déjà : 
Ma blogothèque de petit colibri.

Alors...
Saurez-vous reconnaître où se cache votre blog ?
Devinerez-vous qui sont vos voisins ?
Des gens que vous connaissez ? Ou pas ?...
Allez-y, visitez... 
Où que vous tombiez, je suis sûre que vous ne serez pas déçu.
Il n'y a ici que des gens bien !

Et puis, si vous n'y figurez pas, ne soyez ni triste, ni fâché...
Vous avez vu, il reste encore plein de cases vides...
Je n'ai encore pas eu le temps de mettre toutes mes adresses, 
juste celles que je visite le plus souvent.

Rien ne vous empêche non plus de me laisser la vôtre
si vous estimez qu'elle a ici sa place...

Allez, cette fois, je vous laisse vraiment.
Mais en si bonne compagnie...



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
                       

 

 

 

 Clic! Une claque... de beauté

 Du miel dans les rayons

 La demoiselle phénix 

 De toutes les couleurs

  Mamzelle
 Franc-parle

 En un tour de mains

 

 

 

 

 

 

 Prête-moi ta plume

 Carrefour des arts

Fééries du monde ordinaire

Le bienvenu

 Tout près du ciel

 Demain sera un jour meilleur 

 

 

 

 

 

 

 Celle qu'il faut suivre

 Hors les murs

Au nom de la rose 

A fleur de terre 

 Rires 
en 
cascade
 

Driiiing !..
Enfin la récré !

 

 

 

 

 

 

Fragments sur le vif 

Un pas après l'autre

Vivre, ce souffle  si léger

Envolées de marches

   
Scalpel et vitriol
 

Atawai  

 

 

 

 

 

 

  Une fille comme moi

Petites mains de demain

Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux

Mon voisin de palier 

L'objectif 
du jour
 

 Rêveries d'une baladeuse solitaire 

 

 

 

 

 

 

  La lyre belle

Les joyaux  miniatures 

 Par les petits chemins

Elle musarde...

  L'envisagée

Qui sera 
le prochain?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     
                       




A bientôt, mes zamis. 
Ptitsa.

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par Ptitsa publié dans : Graines du pas de la porte (la vie, ici-bas)
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Jeudi 20 mars 2008



Aujourd'hui,  c'est le printemps !

Il ressuscite à vos fenêtres... sous vos pieds... dans vos coeurs !


undefined                                                                                                            (c) Ptitsa

par Ptitsa publié dans : Graines du pas de la porte (la vie, ici-bas) communauté : Lesdélaissésdelavie.
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Mercredi 19 mars 2008




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Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux, terrifiés et atterrés, observaient le désastre, impuissants. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : 
« Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?! » 
Le colibri lui répondit alors : 
                                             « Je le sais, mais je fais ma part... »
  




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Merci à Marie-Françoise pour l'histoire et à Hugo LEDIT, créateur de cette mosaïque, pour les photos...  (Vous accèderez à son blog en cliquant sur son nom).

par Ptitsa publié dans : Graines de palabres (petites histoires à raconter) communauté : Etre pour les autres.
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Mardi 18 mars 2008

 

Elle est vivante, elle a encore
La haine au ventre, la rage au corps
La bête immonde

Qu'elle tourne au loin comme un vautour
Ou rampe et ronge tout autour
La bête immonde

Depuis le temps qu'elle a fait le trou
De sa tanière grise
Là-bas, ici, partout
Au coeur de chacun de nous
Elle est l'enfant que la bêtise
A conçu avec l'ombre
La bête immonde

Depuis le temps qu'on laisse faire
Tous les suppôts de son enfer
La bête immonde

Qu'elle a vomi des Gestapo
Dans toutes les guerres, tous les ghettos
La bête immonde

Que les salauds dans les salons
Lui trouvent des excuses
Lui trouvent des raisons
Plébiscitées par les cons
Elle est la fille de la rue
Qui naît des décombres
La bête immonde

O pleure, pleure ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d'océan

Sur les chants qui montent des wagons
Les camps, les tortionnaires
Les frères qui clouent leurs frères
Au poteau des religions

O pleure ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

Mais qui va lui planter le pieu dans le coeur ?
Qui va l'amputer du goût de l'horreur ?

Elle qui étrangle les ethnies
Etrangle les poètes
Etouffe les hommes honnêtes
Au baillon des calomnies
Il lui faut faire sauter la tête
Avec sa propre bombe
La bête immonde

Depuis qu'elle nous pollue l'histoire
A coups de glaive, à coups de gloire
La bête immonde

Que son crachat sur ton drapeau
Dépend de la couleur de peau
La bête immonde

Depuis qu'elle rôde avec sa faux
Emblème de son règne
Depuis qu'elle dit Je t'aime
Aux cagoules, aux échafauds
Il faut la cribler de chrysanthèmes
Jusqu'à ce qu'elle succombe
La bête immonde

O pleure, pleure ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d'océan

Sur les bouquins, dans les bûchers
Les cris des ratonnades
Sur les croix des croisades
Et les continents barbelés

O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

Mais qui va lui planter le pieu dans le coeur ?
Qui va l'amputer du goût de l'horreur ?

O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde.




                                          Michel FUGAIN

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Ce n'est sans doute ni la chanson la plus connue, ni la plus gaie de Michel Fugain, mais c'est une de celles que je préfère dans son répertoire. Ecoutez-la à l'occasion... Dans cette rubrique, je ne publie volontairement que les textes. Je trouve qu'on en reçoit mieux la profondeur à les lire sans musique.
 
 
par Ptitsa publié dans : Graines de sol, fa et ut (chansons) communauté : Les périodes sombres
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Lundi 17 mars 2008





J’ai rêvé d’une gare

Qui donnerait à tous

Billet pour un départ

Sans jugement et sans frousse

 

Grands auteurs, petits pouêts

Plumes simples, grosses têtes,

Têtes chenues, têtes blondes,

De tous âges, toutes couleurs du monde

S’y croiseraient pêle-mêle

Dans un vaste arc-en-ciel

D’expressions, de langages

La liberté pour tout bagage

 

Ici point de départs, d’horaires, d’arrivées

Ni stress, ni retards, ni amendes, ni sifflets,

Une cohue sans pagaille

Se presse sur les rails

Dont chacun est si libre, pour tout vous dire

Qu’il lui est même permis d’en sortir !

 

Si d’aventure, pourtant, y perle une larme

Nul besoin pour autant de déclencher l’alarme

C’est juste qu’un inconnu, comme vous voyageur

Aura, parfois de loin, su toucher votre cœur…

 

Cet endroit vous paraît étrangement familier ?

Nulle surprise à avoir : vous y mettez les pieds

Au moins une fois par jour, quand ce n’est pas plusieurs

Parfois quelques minutes, et jusqu’à plusieurs heures

 

Oui, vous l’avez compris, me voilà bel et bien… en train

De vous décrire ce lieu que, tous, nous avons en commun

Et la meilleure preuve qu’en bateau ne vous mène

C’est que vous me lisez, en face, à l’instant même !

 

Cette gare ouverte à tous, dans et hors nos frontières

Cette gare sans garde-fous et sans garde-barrière

Cette gare où l’on respire, où l’on pose ses valises

Cette gare d’où sans effort, l'on s’évade à sa guise

Cette gare cosmopolite, sise sur un coin de toile

D’où l’on part pour partout… et même pour les étoiles !

 

Cette gare inespérée, j’en ai rêvé… O.B. l’a faite !

Et depuis, chaque jour, j’y passe, le cœur en fête.

Grand merci à Cln, Flo-Avril, Bakemono, Lily’s,
Tiflo, Denis, Lionne du Nord, Francis…

Sans qui tant de rencontres ne me seraient permises

A tous les co-blogueurs, pseudoïsés ou anonymes 
Sans qui mon jardinet aurait si triste mine… !

 
J’érige en leur honneur, sur le quai de ma gare

L’ internautique cri gravé dans ma mémoire :

 

« Aux modos, dont la gentillesse patente

Et l’aide bénévole, dévouée et patiente

Volèrent au secours d’une blogueuse débutante,

L'oiselle colibri, éternellement reconnaissante !!! »  

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 Ecrit pour "La petite fabrique d'écriture" autour de la consigne : "le thème de la gare".

par Ptitsa publié dans : Graines de mes plates-bandes (textes perso) communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 16 mars 2008



 Ne te courbe que pour aimer.

                                                                     René CHAR 


undefinedMerci, Mimi, pour cette nouvelle perle...

par Ptitsa publié dans : Graines d'autres horizons (citations) communauté : Poé-vie
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Samedi 15 mars 2008


 



If...

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you
But make allowance for their doubting too,



If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise;



If you can dream--and not make dreams your master,
If you can think--and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;



If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools;



If you can make one heap of all your winnings
And risk it all on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breath a word about your loss;



If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!";



If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with kings--nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you;
If all men count with you, but none too much;



If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds' worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And - which is more - you'll be a Man, my son !




Rudyard KIPLING







Si…

Si tu peux rester calme alors que tous tes proches
Semblent perdre la tête et vouloir t'en blâmer,
Si tu peux croire en toi face à tous leurs reproches
Mais comprendre leur doute et toujours les aimer;



Si tu peux espérer sans te lasser d'attendre,
Si tu ne sais mentir à ceux qui t'ont menti,
Si celui qui te hait, tu ne peux le lui rendre,
Mais sans parler en Sage, ou sembler trop gentil;


Si tu rêves - mais sans que ton rêve t'envoûte,
Si tu penses - mais non vers d'abstraites hauteurs,
Et si tu sais passer de Triomphe en Déroute
Sans te laisser berner par ces deux imposteurs;




Si tu peux supporter qu'un vil faquin dévie
Le sens de tes propos pour abuser les sots,
Ou voir briser ton œuvre et, penché sur ta vie,
Avec de vieux outils assembler les morceaux;



Si tu peux risquer tous tes gains à pile ou face,
Simple lot au hasard d'un seul coup suspendu,
Tout perdre, et repartir de tes débuts, sans place
En toi pour un soupir sur ton pari perdu;



Si tu forces ton cœur, tes nerfs, tes tendons, même
Quand las de t'obéir ils s'en sont détournés,
Et si ta Volonté, résistance suprême
À ton vide total, leur dit toujours : « Tenez ! »


Si tu sais rester noble en parlant à la foule,
Si tu sais rester simple en côtoyant les rois,
Si pas plus que l'ami, l'ennemi ne te foule,
Si tout homme t'est cher, mais nul n'a trop de poids;



Et si tu peux remplir la minute exigeante
De secondes valant la course que tu fis,
La Terre t'appartient et - leçon plus grisante :
- Tu seras un Homme, mon fils !




Traduction d'Hervé-Thierry SIRVENT 
(2003)


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C'est un  texte connu, mais que j'ai toujours plaisir à relire...
Un IMMENSE merci à ENK, sans qui j'aurais explosé l'ordinateur avant d'avoir réussi à trouver la bonne traduction et à obtenir la mise en page que je souhaitais... !

Vous pourrez lire d'autres traductions du même texte, toutes aussi talentueuses, en cliquant ici.

par Ptitsa publié dans : Graines entrelacées (pour "Passeurs d'espoirs") communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 14 mars 2008



 

 
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Je préfère vous laisser regarder sans rien dire...
Merci Momo !...

par Ptitsa publié dans : Graines d'iris (à ouvrir grand) communauté : PASSIONNATA
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Jeudi 13 mars 2008



 


par Ptitsa publié dans : Graines d'innocence (paroles d'enfants) communauté : Lesdélaissésdelavie.
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Mercredi 12 mars 2008


     Comme il ne pouvait plus supporter les hommes et leur méchanceté, le plus puissant de tous les sorciers avait décidé de quitter son pays et de se réfugier tout au sommet de la plus haute des hautes montagnes. Aussitôt dit, aussitôt fait... Il s’en alla.

Un grand malheur s’abattit sur la nature ; toutes les fleurs, celles des bois, celles des prairies, celles des collines, celles des bords de mer, celles du long des rivières et celles de lacs moururent instantanément. Il n’y en eu pas une seule qui survécut. Le pays, jadis si beau et si fleuri devint rapidement un désert. Tous les animaux, les oiseaux, les papillons, les insectes s’enfuirent après la mort des fleurs. Pour voir les fleurs, les habitants ne pouvaient user que de leur imagination. Mais les enfants, qui n’avaient jamais connu ces merveilles, ne voulaient pas croire les anciens.
- Vous ne racontez que des histoires, leur disaient-ils. 
Et ils s’en allaient tristes dans le décor triste d’un pays sans fleurs.

Parmi tous ces enfants, il en était un qui ne pouvait imaginer que tout eut disparu pour toujours. Lorsque sa mère, lassée de raconter l’ancien temps, se taisait, il réclamait encore et encore d’autres histoires car il aimait entendre parler de la beauté des fleurs.
Il pensait que lorsqu’il serait un homme, il partirait à la recherche du grand sorcier et lui demanderait de redonner de la couleur au pays. 
Les années passèrent.  

Un jour, il fut grand. Son amour des fleurs avait grandi avec lui. Il s’en alla donc trouver sa mère et lui dit :
- Mère, je vais m’en aller à la recherche du grand sorcier et lui demander de nous rendre les fleurs.
Sa mère le regarda avec des yeux remplis d’effroi.
- Mais fils ! s'écria-t-elle, tout ce que je t'ai raconté n'était que des histoires. Il ne faut jamais croire aux histoires. Je te disais ce que ma mère me racontait parce qu'elle l’avait entendu raconter par sa mère qui le tenait de sa mère. Malheur à toi ! Les fleurs n'ont probablement jamais existé. Tu aurais beau marcher mille ans, jamais tu ne trouverais le sorcier qui vit tout en haut de la plus haute montagne.

Mais le fils ne l’écouta même pas, il prit son baluchon et s’en alla. Les gens du pays qui le voyaient passer se moquaient de lui :
- Ce garçon est fou ! disaient-ils. Il n’y a que les fous qui croient aux histoires.

Le jeune homme se dirigea vers le nord. Il marcha longtemps, longtemps, longtemps et arriva au pied d'une montagne, si haute que son sommet était invisible.
Il tourna autour de la montagne, mais ne vit aucun sentier, seulement de la roche et des cailloux. Il tourna encore et encore. Las de tourner, il se dit :
- « Il faudra bien que je découvre un chemin. Le sorcier a dû le prendre pour atteindre le sommet. »
Il inspecta avec attention les rochers et finit par découvrir une petite marche. En regardant de plus près, il aperçut une autre petite marche et puis encore une autre. Lorsqu’il leva les yeux vers le sommet de la montagne, il aperçut un escalier et il se mit à grimper sans jamais regarder en bas pour ne pas avoir le vertige. 

A la fin du premier jour, il s’arrêta sur une terrasse. Le sommet de la montagne n'était pas visible. Il en fit de même le deuxième, puis le troisième, puis le quatrième puis le cinquième puis le sixième jour.  Il commençait à se décourager quand, au soir du septième jour, il aperçut enfin le sommet. A force de courage et malgré la fatigue accumulée depuis sept jours, il parvint à l’atteindre, juste au moment où le soleil avait complètement disparu et où la nuit  recouvrait entièrement le monstre de pierre. 

Arrivé tout en haut, il devina une source. Il se pencha pour y boire un peu d'eau. Au premier contact de l’eau sur ses lèvres, toute sa fatigue s’évapora. Il se sentit fort et heureux comme jamais dans sa vie. Tout à coup, derrière lui, il entendit une voix qui lui demanda ce qu'il était venu chercher sur la plus haute des hautes montagnes.
- Je suis venu, dit-il, pour rencontrer le grand sorcier et lui demander de nous rendre les fleurs et les insectes. Un pays sans fleurs, sans oiseaux et sans abeilles est triste à mourir. Seule la beauté peut rendre les gens bons et je suis certain que les gens de mon pays cesseraient d'être méchants si le sorcier leur redonnait les fleurs.

Alors, le jeune homme se sentit soulevé par des mains invisibles. Il fut transporté délicatement vers le pays des fleurs éternelles. Les mains invisibles le déposèrent sur le sol, au milieu d'un tapis de fleurs multicolores. Le jeune homme ne pouvait en croire ses yeux. Il y en avait tant, et jamais il n'avait imaginé que les fleurs puissent être aussi belles ! Dans l’air, un délicieux parfum flottait et les rayons du soleil dansaient sur le sol multicolore comme des milliers et des milliers d'arcs-en-ciel. La joie du jeune homme fut si grande qu'il se mit à pleurer.

La voix lui dit de cueillir les fleurs qu'il préférait. Il s’exécuta et en cueillit de toutes les couleurs. Quand il en eut  les bras chargés, les mains invisibles le reconduisirent doucement au sommet de la montagne.
Alors, la voix lui dit :
- Rapporte ces fleurs dans ton pays. Désormais, grâce à ta foi et à ton courage, ton pays ne sera plus jamais sans fleurs. Il y en aura pour toutes les régions. Les vents du nord, de l'est, du sud et de l'ouest leur apporteront la pluie qui sera leur nourriture, et les abeilles vous donneront le miel qu'elles cherchent dans les fleurs.

Le jeune homme remercia et commença aussitôt la descente de la montagne qui, malgré la quantité de fleurs qu'il portait, lui parut bien plus facile que la montée.
Quand il revint dans son pays, les habitants, en apercevant les fleurs et en respirant leur parfum, ne voulurent pas croire à leur bonheur. Puis, quand ils surent qu'ils ne rêvaient pas, ils dirent :
- Ah ! nous savions bien que les fleurs existaient et que ce n'étaient pas des histoires inventées par nos ancêtres.

Leur pays redevint un grand jardin. Sur les collines, dans les vallées, près des rivières, des lacs et de la mer, dans les bois, dans les champs et dans toutes les prairies, les fleurs crûrent et se multiplièrent. Tantôt c'était le vent du nord qui amenait la pluie, tantôt le vent du sud, de l'est ou de l'ouest. Les oiseaux revinrent, ainsi que les papillons et tous les insectes, et surtout les abeilles. Désormais, les gens purent manger du miel et la joie revint sur la terre.

Quand les hommes virent leur terre transformée grâce au jeune homme qui avait osé ce que personne n'avait cru possible, ils lui demandèrent d'être leur roi. II accepta et il devint un roi bon, courageux et intelligent.
-Rappelons-nous, disait-il, que c'est la méchanceté des hommes qui a entraîné la disparition des fleurs de notre pays.

Et comme personne ne voulait recommencer à habiter un désert et à être privé de miel, chacun s'efforça désormais d'être aussi bon que possible pour ne plus jamais fâcher le grand sorcier.
 



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                                                                                                                                 (c) Ptitsa



par Ptitsa publié dans : Graines de palabres (petites histoires à raconter) communauté : au fil des rêves
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Bienvenue au jardin

Ce mois-ci, dans la serre

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